SITE WEB DE MA EN FRANCAIS

Sommaire

          1. Présentation générale
          2. Travail caritatif des ashrams de Mâ
          3. Internet, tradition et méditation
          4. Présentation des livres
          5. Liste de contacts
          6. Pour visiter les ashrams de Mâ

PRESENTATION GENERALE

Mâ Anandamayî (1896-1986) a été sans aucun doute la femme sage la plus célèbre de l’Inde à son époque. Bien qu’étant originaire d’une famille pauvre du Bengale oriental et n’ayant à peine été à l’école, elle a bénéficié de la vie religieuse intense de son milieu familial de brahmines qui suivaient leurs traditions ancestrales. Son père était un chanteur religieux réputé, et préférait de loin louer Dieu plutôt que d’accumuler des richesses superflues. Mâ a très tôt montré des prédispositions pour la vie mystique, et à partir de l’âge de trente ans s’est mis à sillonner l’Inde en répandant un message de joie et de sagesse partout où elle passait. Bien qu’elle est devenue de plus en plus visitée par les grands de l’époque - l’épouse de Nehru est morte avec le nom de Mâ sur les lèvres et Indira Gandhi, sa fille, venait la visiter assez régulièrement ; elle est restée pareille à elle-même, accueillant souvent les visiteurs comme une petite fille accueillerait ses parents.

Nous donnons pour ouvrir ce site deux textes de synthèse sur Mâ : le premier a été écrit par Vijayanda,  l’Occidental encore vivant actuellement qui a été le plus proche de Mâ ; il a passé trente ans auprès d’elle et vit toujours en Inde actuellement. Le second texte est de Jean Herbert : il s’agit de l’introduction au premier livre de Mâ à avoir été publié en français sous le titre de ‘Aux sources de la joie’ : c’est un des meilleurs textes sur Mâ en ce sens qu’il exprime en des mots fort simples cette présence de Mâ toute pénétrée de joie, d’amour et de sagesse.

Ce message de Mâ n’est pas inconnu du public francophone, depuis le film ‘Ashrams’ d’Arnaud Desjardins et le livre ‘L’enseignement de Mâ Anandamayî’ par Josette Herbert chez Albin Michel (coll. Spiritualités vivantes). La société française actuelle a bien besoin de ce message, piégée qu’elle est dans son négativisme qui est le fruit logique d’un matérialisme dépourvu de véritable espoir ; et d’un intellectualisme qui a une forte tendance à tourner en rond sur lui-même. La France est un des pays du monde qui a le plus fort taux de suicide d’adolescents, il n’y a pas de quoi en être fier. Pourtant, les forces spirituelles sont aussi présentes dans le pays comme le levain dans la pâte; il est temps qu’elles se manifestent sans sectarisme ni étroitesse d’esprit, mais avec l’énergie fondamentale qui provient de la vérité et de la joie.


A PROPOS DU TRAVAIL CARITATIF DES ASHRAMS DE MA

L’hôpital de Shri Mâ Anandamayî à Bénarès a été inauguré en 1968 par le Premier ministre de l’époque, Indira Gandhi. Il possède 36 lits et sa capacité est sur le point d’être augmentée à 46. Il y a deux blocs opératoires avec un service de radio, un laboratoire et les principales installations modernes. Chaque jour, il y a environ 150 patients externes qui viennent pour la consultation. L’hôpital est situé près de l’ashram de Mâ et des bords du Gange, dans le quartier animé de Badhaini.

Les autres ashrams de Mâ ont leurs propres services caritatifs : par exemple à Kankhal où se trouve la maison-mère actuelle de la Sangha (200 km au nord de Delhi); il y a deux dispensaires, l’un homéopathique et l’autre allopathique et on offre la nourriture gratuite quotidiennement à trente ou quarante sadhous (moines errants) et mendiants. Il y a également une école religieuse qui assure une éducation générale aux garçons, mais avec une spécificité dans le domaine du sanskrit et des sciences religieuses.

Ceux qui souhaitent soutenir ces actions peuvent adresser leurs dons aux endroits suivants (par exemple via mandat postal international):

_ pour l’hôpital; Shree Shree Ma Anandamayee Charitable Hospital, Badhaini; Varanasi 221001 UP INDE

_ pour les ashrams, Shree Shree Ma Anandamayî Ashram, Kankhal, 249408 Hardwar, UP, INDE. Si l’on souhaite préciser l’objet de sa donation, on peut mentionner ‘Annakshetra’ la nourriture pour les pauvres; ‘vidyapeeth’, l’école;’asram dependent fund’, l’aide médicale aux sadhus disciples de Mâ; ‘samadhi’, le rituel de la tombe de Mâ et la distribution quotidienne de nourriture consacrée aux visiteurs; ou sinon, les donateurs peuvent juste dire : ‘general fund’.


INTERNET, TRADITION ET MEDITATION

Quelques réflexions par le Dr Jacques Vigne, ancien psychiatre, installé en Inde depuis douze ans pour la sadhana (pratique spirituelle)

On a beaucoup parlé de la révolution de l’Internet, pour le meilleur et pour le pire. Je livrerai ici quelques réflexions sur le sujet, du point de vue qui est le mien : celui d’un chercheur spirituel et méditant qui a été auparavant, en Occident, professionnel de la santé mentale. Nous envisagerons deux aspects de la question : d’abord, celui de la psychologie spirituelle, puis celui de la communication des enseignements spirituels entre cultures.

La première chose à voir clairement; c’est que le fonctionnement de l’Internet suit et imite de près celui du mental. Les deux sont basés sur des associations, des liens. C’est pourquoi l’Internet a le pouvoir de rendre les gens rapidement dépendants, comme une sorte de drogue. Au contraire, la méditation coupe régulièrement les associations automatiques pour laisser la place à la présence authentique. Elle désintoxique du parasitage continu du mental, cette machine à faire des associations. Celui-ci a une tendance à l’extériorisation qu’on appelle en psychologie du yoga ‘avritti’; la méditation inverse ce processus et correspond à une intériorisation, ‘nivritti’. Le mental est comme une araignée qui va chercher les insectes à différents endroits de sa toile; de même qu’un agent intelligent (web crawler) va chercher des informations sur le Net; la méditation nettoie les insectes, la toile et l’araignée. C’est l’arrêt de l’idéation automatique, des concepts et opinions erronées et même, chez des méditants avancés, des vaguelettes de sensations, rendant possible un aperçu du ‘fond du lac, c’est à dire le Soi.

Une forme de psychose, c’est la schizophrénie, de ‘schizo’ qui signifie ‘divisé’ et ‘phren’ ; l’esprit. Cela veut dire que l’esprit est à la fois coupé du monde extérieur et divisé contre lui-même ; mais il existe une autre forme de psychose qu’on pourrait appeler ‘interphrénie’, où l’individu s’épuise à force d’être trop relié. La tendance vers l’extérieur est au maximum, c’est une sorte d’hémorragie qui suce le sang de la vie intérieure. En fait, même dans la recherche scientifique, associer n’est pas le tout, on a besoin d’avoir un fil directeur, sans cela on est perdu. Cette loi est encore plus valable en ce qui concerne la vie intérieure. Le mental d’une personne ordinaire est comme la lumière habituelle, celui d’un méditant expérimenté est comme un rayon laser, non seulement concentré, mais aussi cohérent avec lui-même. Il peut accomplir des miracles.

Du point de vue pratique, c’est la raison pour laquelle nous avons évité de mettre trop de liens à l’intérieur des textes même de ce site, nous avons laissé pour l’introduction. Une lecture spirituelle est basée sur la concentration et l’imprégnation d’un message – comme par osmose. Bien sûr, quand on recherche sa voie ou qu’on souhaite trouver des documents intéressants, il est normal d’aller ici ou là, mais c’est simplement une phase de début. Après, il faut être capable de ralentir singulièrement le rythme pour savourer intérieurement ce qu’on lit. A l’autre extrémité de l’évolution méditative, on peut abandonner en quelque sorte la concentration pour simplement observer l’esprit avec une ‘attentivité non sélective’ ('choiceless awareness’ comme disait Krishnamurti); mais le problème de cette méthode, c’est que peu sont réellement capables de la suivre, d’où le risque d’auto-illusion. De toutes façons, quelque soit le type de méthode que l’on suive, méditer signifie ‘débrancher l’écran’, non seulement des objets extérieurs, mais aussi du mental lui-même, et demeurer gaiement et sans souci dans son propre Soi.

L’Internet est un media puissant, et comme toute médicament efficace, il peut avoir des effets secondaires sérieux, le principal étant de renforcer la tendance à l’extériorisation de l’esprit. A notre époque en particulier, celui-ci est envahi d'informations inutiles, est en état d'embouteillage quasi-permanent comme une boite aux lettres électronique encombrée de messages inutiles. La façon radicale d’en finir avec cet encombrement, c’est de changer son adresse, c’est à dire de cesser son identification à l’ego. Les messages venant de l’extérieur vont rebondir avec la mention:’N’habite pas à l’adresse indiquée’, et il vont diminuer progressivement.

Il est intéressant de noter que l’Internet nous renvoie à un des messages fondamentaux de la philosophie de l’Inde: ce que nous appelons la réalité objective est bien plus virtuelle que ce que nous croyons; et le mental aime à se plonger dans ce virtuel tant qu’il y trouve du plaisir. On en arrive ainsi logiquement à la constatation que la véritable source de dépendance, c’est le mental lui-même, et que tout découle donc de sa connaissance et de sa maîtrise. C’est la question fondamentale du cheminement spirituel depuis l’époque des Upanishads : si le mental voit le monde à la fois extérieur et intérieur, quel est ce ‘cela’ qui voit le mental? Quel est ce ‘cela’ qui peut voir l’oeil sans yeux? Quel est ce ‘cela’ qui peut écouter l’oreille sans oreille?

Si nous abandonnons maintenant le champ de la psychologie et que nous nous tournons vers celui de l’histoire religieuse et spirituelle de l’humanité, l’Internet est certainement une grande chance. Il suffit de réaliser que l’intolérance -par exemple celle du Christianisme au Moyen-Age- s’est manifesté par le contrôle des écrits. Il est non seulement tragique, mais aussi symbolique que les ‘hérétiques’ qui proposaient des idées nouvelles aient été brûlés en même temps que leurs livres. C’étaient les clercs et les moines qui avaient la structure matérielle pour copier les manuscrits et qui avaient donc le pouvoir de transmettre la culture de leur choix. Quand l’imprimerie a été découverte, chacun a pu avoir sa Bible, la lire et réfléchir directement sur elle; les Eglises réformées ont pu se développer et mettre au défi le monopole religieux de Rome. Je vois le développement de la littérature religieuse et spirituelle sur l’Internet comme un autre grand pas en avant pour mettre au défi les monopoles religieux de grandes institutions ou ceux commerciaux d’éditeurs, et ainsi de favoriser un pluralisme réel.

Rome a conquis la Grèce et Israël militairement, mais s’est fait conquérir par eux sur le plan philosophique et religieux. De même, il est possible que l’Occident qui domine le monde économiquement de nos jours soit conquis par des formes spirituelles et religieuses d’origine orientale; le processus sera certainement plus complexe que ne l’est ce schéma, il y a déjà et il y aura probablement de multiples échanges à double sens, mais cette possibilité mérite d’être prise au sérieux.

Pour prendre notre propre exemple actuellement, nous mettons la plus grande partie de la littérature à propos de Mâ Anandamayî (elle même n’a rien écrit) sur Internet, et elle devient donc disponible pour le public mondial, tout cela pour un coût extrêmement minime. Cette possibilité était impensable il y a seulement quelques années. Elle va favoriser un contact direct des chercheurs spirituels avec les livres-sources, de différents groupes et enseignements, ils pourront se faire une idée par eux-mêmes et choisir le chemin qui leur convient réellement de façon plus indépendante. Il est tout à fait compréhensible qu’un éditeur ait envie de rentrer dans ses frais quand il publie un ouvrage, et même qu’il souhaite en retirer un certain bénéfice, mais cela limite plus qu’on ne pense le choix de textes possibles, et restreint, ne serait-ce qu’inconsciemment, les possibilités d’auteurs par ailleurs de bonne volonté. Pour parler de façon directe, cela tend à éliminer les écrits trop bons pour plaire au grand public.

Si malgré tout un mouvement religieux veut publier des écrits mystiques non ‘rentables’, il doit investir des fonds dans cette entreprise et donc rentrer dans une sorte de cercle vicieux de collecte d’argent tout d’abord pour cela, et de propagande ensuite pour malgré tout écouler son stock d’ouvrages; finalement, il développe les travers habituels de tout organisation missionnaire de qualité moyenne. L’Internet a la capacité de résoudre en partie ce problème. La question de la surabondance de textes de mauvaise qualité sur le Net se pose, mais elle peut être résolue par la création de sorte de comités éditoriaux de personnalités bien connues et respectées dans leur tradition ou ligne spirituelle et qui font une sélection des meilleurs textes à proposer au public, de même qu’un éditeur choisit les manuscrits qu'il propose à son public, mais sans les contraintes financières, et c’est en soi un grand progrès. Dans l’histoire religieuse de l’Occident, l’équilibre entre les mystiques individuels et l’Eglise a été perdu à partir du XIIIe siècle quand les ermites se sont vus progressivement retirer le droit d’enseigner au peuple, et que la hiérarchie habituelle s’est de plus en plus arrogé ce pouvoir. En Inde, grâce à l’indépendance du gourou, le mystique individuel a conservé et même développé ses droits. De nos jours au niveau mondial, en particulier grâce à l’Internet, cette communication entre enseignants spirituels et aspirants disciples peut être rétablie plus facilement, mais avec deux  réserves:

D’une part, la communication rapide des informations peut aussi jouer en sens inverse, c’est à dire renforcer la centralisation et l’emprise des ‘multinationales du religieux’. D’autre part, quand la relation d’enseignement spirituel devient un tant soit peu sérieuse, elle nécessite un contact direct entre maître et disciple, de même qu’il faut un contact direct entre le papier de verre et la pierre qu’on veut polir si l’on souhaite un quelconque résultat.

Quand on étudie l’histoire de la spiritualité, on y trouve des mises en garde régulières contre le danger de la connaissance livresque, sans l’expérience spirituelle qui devrait normalement l’accompagner et le contact fécondant d’un maître. Les livres ou manuscrits représentaient la réalité virtuelle de l’époque; de toutes façons encore maintenant les informations sur la spiritualité transmise par l’Internet le sont principalement sous forme de textes. Ces mises en gardes sont encore plus importantes de nos jours où la quantité d’informations disponibles s’accroît vertigineusement. Plus d’information signifie plus de confusion, d’où l’insistance renouvelée sur le développement d’une relation réelle avec des, ou même seulement un ami spirituel réel, pour reprendre ce terme (kalyan mitra) qui désigne le maître dans la tradition du bouddhisme ancien. Le livre ou l’écran d’ordinateur qui sert de canal de communication peut aussi à partir d’un certain point devenir un écran au sens ‘obstacle’ du terme, un bouclier protecteur par rapport à une relation qui risque de remettre en cause l'ego de l'aspirant disciple.

Cependant, lire un texte spirituel, par exemple des entretiens avec un sage est une forme d’association avec lui, même s’il est mort depuis longtemps ou qu’il habite à l’autre bout du monde, et on en retirera un profit certain; on dit qu’un bon livre vaut mieux qu’un mauvais gourou, c’est bien pour cela que les personnes spirituelles continuent de publier de bon livres, et aussi à partir de maintenant, créent de bon sites sur l’Internet....


PRESENTATION DES LIVRES

‘Aperçus sur la vie de Mâ Anandamayî’ de Bithika Mukerjee est la traduction de la première moitié de la biographie classique de Mâ en anglais. C’est certainement dans ce premier volume qu’on trouvera le plus d’anecdotes peu ordinaires et d’évènements qui donnent à méditer. Dans la seconde partie de son existence, Mâ était plus posée et avait moins de ces manifestations extatiques qui étaient néanmoins attendues dans la culture bengalie de la part d’un ou d’une mystique. Mâ n’était pas une personne habituelle; Bithika Mukerjee a rendu un grand service en écrivant cette biographie objective et bien informée; elle a évité le double écueil de la froideur pseudo-scientifique ou de la dévotion par trop émotionnelle. Elle a consciencieusement vérifié les faits de la vie de Mâ auprès de son entourage proche; les parents de Bithika et elle-même faisaient partie du ‘cercle intérieur’ des disciples de Mâ. Parfois; elle a vérifié les faits avec Mâ elle-même.

Il y a deux aspects dans l’itinéraire de Mâ, qui sont différents sans pour autant se contredire : le premier; c’est l’appel auquel elle a répondu en venant en ce monde; lancé par un groupe de brahmines orthodoxes bengalis qui souhaitaient ardemment restaurer la tradition, au moins dans certains centres; et les quelques vingt-cinq ashrams de Mâ, plus l’influence indirecte de son mouvement, montre qu’elle a eu une réussite dans ce domaine. Par ailleurs; Mâ est venue pour mettre le plus grand nombre possible de gens dans le courant spirituel; qu’ils soient d’Orient ou d’Occident; et elle a accompli cette mission de multiples façons.

Bithika Mukerjee qui a écrit ce livre a été Professeur de philosophie à l’Université hindoue de Bénarès: elle a été invitée plusieurs fois en Europe pour parler de Mâ et de la spiritualité de l’Inde: elle est vice-présidente du ‘kanyapith’; l’école de filles associée à l’ashram de Mâ à Bénarès. C’est probablement la première école en Inde à avoir mené des étudiantes jusqu’au shastri, le doctorat traditionnel en sanskrit et sciences religieuses. Bithika va bientôt publier un livre à Delhi où elle détaille l’association de sa famille et d’elle-même avec Mâ pendant plus d’un demi-siècle. Elle a déjà accepté de le mettre sur la partie anglaise de ce site web lors de sa parution prévue dans quelques mois; nous nous réjouissons d’avance de pouvoir présenter au public mondial ce document de première main sur la femme sage la plus connue en Inde dans le courant du XXe siècle.

La traduction française de cet ouvrage a été publiée par épisode dans le journal Panharmonie sous la plume de Gilbert Gaucher dans les années 70. Pendant une vingtaine d’années; cet ouvrage a été introuvable, puis nous avons décidé de le rééditer sous forme de polycopié à l’occasion du centenaire de la naissance de Mâ (95-96). Nous sommes heureux aujourd’hui de compléter le processus de résurrection de cet ouvrage de référence en le publiant sur Internet.

‘Sadvani’ a été le premier ouvrage sur Mâ à avoir été publié. C’est un recueil de ses conseils. C’était au Bengale en 1935. Les paroles de Mâ ont été notées par Bhaiji qui à cette époque vivait seul avec elle et Bholonath en retraite aux pieds de l’Himalaya. Il devait écrire après coup les conseils que Mâ donnait; car celle-ci s’arrêtait de parler dès qu’elle voyait quelqu’un noter. L’édition française de ce livre est parue déjà en 1942 sous la plume de Jean Herbert; avant même qu’il n’ait entamé la collection ‘Spiritualités vivantes’ chez Albin Michel en 1946. Nous reprenons l’édition de Panharmonie avec leur aimable autorisation, car elle est introuvable depuis une vingtaine d’année. Depuis, la version de Jean Herbert a été reprise dans Spiritualité vivantes (1997).

‘La vision de la Mère’ de Bhaiji . " Ceux qui ont observé le visage resplendissant de Mâ, avec son sourire toujours radieux, sa simplicité enfantine, son humeur joyeuse et ses plaisanteries s'écoulant d'un coeur débordant de joie ont dû être fascinés. Toutes ses paroles et expressions, chacun de ses regards et de ses gestes sont pénétrés d'une douceur sans égale. Un parfum divin émane de son corps, de chacune de ses respirations, de ses habits et de sa literie même. Quand elle chante, le coeur est empli de pensées et d'idées qui proviennent de la source la plus intime." Grâce à la traduction de Jacques Vigne, nous avons pour la première fois en français au témoignage de Bhaïji, l'un des premiers et des plus proches disciples de Mâ, celui qui lui donna son nom, d'Ananda Moyî et fut à l'origine des premiers ashrams de Dacca et de Dehra Dun. De sa rencontre avec elle en 1925, à sa mort en 1937, Bhaïji qui avait placé Mâ au centre de son existence, vécut dans un émerveillement croissant. Shrî Mâ avait éveillé en lui l'amour divin par sa seule présence. Ecrit en Bengali, puis publié en hindi et en anglais après sa mort, le livre de Bhaïji est un document de première main sur une relation authentique entre gourou et disciple, et, à ce titre, il est précieux pour le public français d'aujourd'hui.

‘En tout et pour tout’ est un livre de photos et textes préparé par Marol. C’est le premier ouvrage de ce genre sur Mâ à être paru en Français; il a été publié pendant l’année du centenaire de la naissance de Mâ en 1995. Il montre non seulement des photos de Mâ elle-même, mais aussi de l’Inde où celle-ci vivait. C’est un beau livre d’introduction à Mâ qu’on peut facilement offrir. Les éditions Le Fennec ayant fermé en 1997; le moyen d’obtenir le livre complet est d’écrire à Claude Portal, 12 rue Lamartine 78100 St Germain en Laye (prix : 120 Frs).

‘A la rencontre de Ma’ de Madou est un livre qui est né d’un voyage et d’une rencontre : Madou s’est rendue pour la première fois en Inde au début des années 80 et a rencontré Atmananda, qui; avec Vijayananda, ont été les deux Occidentaux à faire partie pendant plusieurs décennies des ashrams de Mâ. Atmananda avait eu une éducation cosmopolite dans la Vienne d’avant la première guerre. Elle s’est intéressée après le conflit mondial à la théosophie; puis a suivi J. Krishnamurti d’abord en Hollande et ensuite en Inde, à Bénarès. Après dix ans environ à enseigner à son école de Rajghat; elle a été déçue par le caractère peu pratique des conseils de Krishnamurti sur la vie intérieure et sur le manque d’évolution du personnel et des enfants de l’école où elle enseignait; elle s’est alors progressivement tournée vers Mâ pour rentrer finalement dans ses ashrams en 1946. Elle y restera jusqu’à sa mort en 1985. Venant de chez Krishnamurti; elle a eu des difficultés à accepter le bien-fondé des règles brahmaniques; mais s’est finalement mise à les pratiquer avec beaucoup de soin, à cause de l’amour intense qu’elle ressentait pour Mâ.

Ce livre est né de la première rencontre de Madou non seulement avec Atmananda mais aussi avec les ashrams de Mâ et l'Inde. Atmananda était la seule femme occidentale à être restée à vie auprès de Mâ et à avoir pris avec elle l'habit orange. Le texte de cet ouvrage est basé pour la plus grande partie sur la transcription d'enregistrements, ce qui permet de mieux apprécier la gentillesse et la spontanéité d'Atmananda quand elle parle de Mâ et de sa vie auprès d'elle. Ceux qui ne connaissent guère ou pas du tout le milieu des ashrams de Mâ trouveront toute sortes d'explications utiles et de détails intéressants ans ces écrits, et pourront mieux se figurer la vie là-bas. Quand on rapproche ces textes du journal d'Atmananda rédigés surtout dans sa jeunesse et dans ses débuts avec Mâ, on apprécie mieux la sérénité et l'équilibre qu' elle a pu trouver dans sa vie à Kalyanvan, à l'extérieur de Dehradun (au nord de Delhi) et tout au pied de l'Himalaya, où elle a passé toute la dernière partie de sa vie.

Elle a travaillé avec persévérance pour traduire les paroles de Mâ et textes sur elle pendant des dizaines d’années, et ce que nous avons à propos de Mâ en anglais, et par là dans les autres langues européennes, est en grande partie dû à ses traductions. Elle a aussi été pendant longtemps l’éditrice d’Ananda Varta, le journal de la Sangha de Mâ. Nous espérons pouvoir mettre très prochainement une bonne partie des numéros de ce journal trimestriel sur le Net, publié pendant plusieurs dizaines d’années. Ce sera une mine d’informations pour ceux qui veulent étudier sérieusement Mâ, voire même écrire sur elle.

En dehors de ces dialogues avec Mâ, elle a publié une partie de son journal intérieur sous le titre de ‘Présence de Ma’ dans sa version française. Elle a laissé avant de mourir l’ensemble de son journal à Ram Alexander, qui a préparé un texte assez complet pour la publication en anglais. Nous espérons en bénéficier bientôt sur la partie anglaise de ce site.

Le livre de Madou n’est plus disponible en librairie, mais on peut se le procurer à son adresse :

Madou Tavera, La Massenie, 1502 chemin de Sainte-Colombe, 06140 VENCE FRANCE

"Un français dans l'Himalaya ou itinéraire avec MA ANANDAMAYÎ", textes rassemblés et présentés par Jacques Vigne.

Un Français dans l'Himalaya relate l'itinéraire d'un médecin des environs de Marseille, qui est parti pour l'Inde en 1950 et qui y est resté depuis. Il voulait visiter des maîtres spirituels et a rencontré le sien en la personne de Mâ Ananda Moyi (1896-1982), une sage d'origine bengalie.

Après une enfance religieuse, Vijayânanda est devenu athée à l'adolescence. Il a mené à bien ses études de médecine malgré les secousses de la Seconde Guerre mondiale, puis a commencé à pratiquer comme généraliste. Vivement intéressé par le bouddhisme, il décida d'aller visiter Ceylan et, en passant, l'Inde. Après sa rencontre avec Mâ à Bénarès, il annule son billet de retour, vend son cabinet médical par correspondance et entame, pendant dix-neuf mois, une vie de voyages, constamment auprès de Mâ. Il demeure ensuite de façon plus permanente à Bénarès, où il passe environ huit ans, puis monte à l'âshram de Mâ près de l'agglomération d'Almora, au nord de Luchnow, dans l 'Himalaya. Il passe ensuite sept ans dans un ermitage à 2000 m d'altitude, en face du panorama du grand Himalaya, et d'un horizon de neiges éternelles qui s'étend sur plus de trois cents kilomètres. Après avoir vécu pendant les premières années en concentration intense sur Mâ, il évolue, avec l'accord de celle-ci vers une sâdhanâ védantique. Pendant ses sept années de solitude, il ne lit pas; il médite et il marche dans la montagne; il demeure en face de l 'Absolu.

Vijayânanda a écrit quelques articles sur Mâ Ananda Moyî et un livre publié en Inde. Nous présentons dans cet ouvrage la traduction de ces articles et de larges extraits de son livre. Cela fait longtemps que Vijayânanda n'écrit plus. Il estime qu'on peut difficilement parler en général sur les questions spirituelles et que rien ne peut remplacer la communication orale où l'on peut répondre à chacun selon son niveau et sa demande: « donner à manger à ceux qui ont faim et à boire à ceux qui ont soif. »

A part quelques écrits que nous avons pu rassembler, non sans difficultés, Vijayânanda est resté très discret, en particulier du vivant de Mâ. Cette dernière n'avait besoin de l'aide de personne pour transmettre la spiritualité à ceux qui venaient la visiter.

De plus, Vijayânanda avait une vocation particulièrement ouverte à l'expérience de la solitude. Il croit à l'action des « justes cachés » pour le bien du monde et cite à ce propos une tradition de la Kabbale. D'autre part, le sage dans l'hindouisme, en particulier le sage védantique, développe le sentiment intense de l'unité de toutes choses; il n'a guère tendance au prosélytisme.

Néanmoins, depuis que Mâ a quitté son corps physique, Vijayânanda répond plus facilement aux questions des visiteurs; il a maintenant quatre-vingt-deux ans, il ne cherche pas à développer d'école ou de secte; ses paroles sortent réellement du silence, elles ont le poids de l'expérience; elles sont douées d'une énergie particulière qui fait qu'elles ont une forte tendance à se réaliser, c'est du moins l'expérience que j'en ai depuis onze ans que je le fréquente.

Le journal ‘Jay Ma’ a été commencé à l’initiative d’Atmananda et de Danielle Perez en 1985. Revoir son premier numéro a été sans doute le dernier travail éditorial qu’ait fait Atmananda avant sa mort inattendue en septembre 85. Depuis, il se poursuit et a même développé significativement son audience depuis le Centenaire de la naissance de Mâ en 1996. Il permet d’offrir chaque trimestre aux lecteurs francophones un choix de paroles de Mâ à méditer; des réponses de Vijayananda; (le swami français qui a passé plus de la moitié de sa vie en Inde pour suivre l’enseignement de Mâ); des traductions de textes de ou sur Mâ non seulement de l’anglais, mais aussi parfois de l’hindi directement. Il y a également une petite rubrique ‘Extraits des textes classiques de l’Inde’, sachant que le lecteur français est finalement peu exposé à ces textes et n’a souvent pas le temps de se plonger dans leur édition complète. Sont ajoutées à cela quelques nouvelles des ashrams en Inde et d’évènements ou publications en France concernant Mâ.


 

[Ma’s Meditation Room]

LA CHAMBRE DE MEDITATION DE MA

Bienvenue dans la chambre de méditation de Mâ

Pour vous aider dans votre recueillement, nous avons sélectionné 27 photos de Mâ. Nous avons mis avec chacune d’entre elle une brève parole de Mâ, en sentant à chaque fois une corrélation intuitive entre l’expression de son visage et le sens des paroles.

Nous vous souhaitons un bon ‘Mari darshan’ ; c’est à dire la ‘vision de la Mère’ ; non seulement sous forme physique, mais surtout sous sa forme la plus subtile.

 


Liste de contacts ayant des informations sur Ma Anandamayee

- Angleterre

Valentin MAZLOF, 77 Heythorp Street, LONDON SW 18 5BT ANGLETERRE

tél.: / fax :  00.44.208.874.1852

- Allemagne

Sumitra SCHANG ( publisher on MA ), Anandamayî Bhavan, Matri Mandir ein Kirchgartenz, 67308 LAUTERSHEIM ALLEMAGNE

tél.: 06.351.44.011 / fax:06.351.44.017

- France

Claude PORTAL, 12 rue Lamartine, 78100 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE FRANCE

tél.: 01.34.51.74.41

- USA

Carol DEVI (Shop with Ma's photos, books, ...), P.O. box 230876, ENCENITAS CAL 92023 USA


POUR VISITER LES ASHRAMS DE MA

Mâ Anandamayî n’avait pas de volonté missionnaire. Bien qu’elle recevait nombre d’Occidentaux à titre individuel, ses ashrams sont fortement enracinés dans la tradition hindoue. Les Occidentaux qui souhaitent résider dans ces ashrams peuvent rencontrer des difficultés d’adaptation aux règles brahmaniques, au langage évidemment, etc…

Centre International de Mâ Anandamayî

Informations pratiques

 Mâ Anandamayî  International Center
Kankhal 249408 Hardwar UA Inde

00 91 1334 24 63 45 (tél. / fax)

Responsable : Dr Ghosh dom : 24 11 55
 

Le Centre International de Mâ Anandamayî a été fondé en 1995 par Monsieur et Madame Dhamija avec l'aide de Râm Alexander, un américain qui a été dix ans brahmachâri avec Mâ. Feu Mr Dhamija a été ambassadeur d'Inde dans différents pays, y compris en Europe, et il a ressenti que le dernier grand travail qu'il pouvait faire alors qu'il avançait en âge, il avait déjà quatre-vingts ans, était de construire un centre pour que les étrangers puissent être mieux accueillis auprès de l'ashram de Mâ. Le centre à une structure juridique et financière indépendante  de l'ashram, mais son conseil d'administration est constitué de membres qui sont des disciples anciens et respectés de Mâ, y compris Monsieur Govind Narain l'actuel président de la Sangha et Ram Panchwani qui a supervisé la construction de l'ashram de Kankhal.

1)      Lieux pour la méditation.

La médication à l'ashram de Mâ est pratiquée individuellement. On peut aller s'asseoir au sâmadhi de Mâ , là où son corps est enterré en position de lotus. Le temple est ouvert de 5 heures du matin de à 8 heures trente du soir en été, et de six heures du matin à huit heures du soir en hiver - le rituel du soir (poujâ et âratî) se déroule au crépuscule, son heure varie donc de six heures environ en décembre jusqu'à 7 heures trente en juin. Il y a aussi une poujâ matinale vers 8 heures du matin. Se renseigner sur l'heure exacte auprès du personnel.

- à l'heure du déjeuner et du repos qui s'ensuit, de midi à quatre heures environ, les portes intérieures juste autour du sâmadhi sont fermées mais on peut toujours aller dans le cercle externe pour méditer. De manière générale, on ne doit pas rentrer derrière la balustrade et les portes derrière et autour du sâmadhi. Il est mieux de rentrer de sortir par la porte gauche quand on est en face du sâmadhi car près de la porte de droite, les assistants du poujari  transportent les objets sacrés qui servent au rituel, et passer près d’eux risque de les rendre impurs d'après les coutumes brahmaniques.

- Pour offrir des guirlandes, on peut les acheter près de la porte de la cour du sâmadhi à environ 20 roupies, selon la qualité) et les mettre dans un panier qui est sur un trépied juste en face de sâmadhi, à l'extérieur de la balustrade externe. C’est mieux de les apporter avant l'heure de la poujâ, pour que poujari puisse les installer sur le sâmadhi. On peut demander aussi de faire bénir des photos des chapelets à la responsable de sâmadhi, qui est en général Vasudi.

- quand on fait face au sâmadhi, les dames se mettent sur la gauche et les hommes sur la droite.

- Des petits tapis pour la méditation, qu'on appelle asanas, sont utiles car on est souvent assis par terre : on peut les acheter  dans la première boutique de vêtements sur la gauche à 100 m après le bureau de l'ashram quand on va vers le centre du village.

- la dernière chambre où Mâ a habité pendant quelques mois  avant d'aller à Dehra-Dun où elle a quitté son corps en 1982 mérite d'être visitée. Elle se trouve derrière le bâtiment du musée, lui-même presque en face du centre, un peu sur la gauche en sortant. Demander au gardien du musée d'ouvrir. En plus de la salle de rez-de-chaussée  qui est ouverte aux heures habituelles, il y a une pièce au-dessus on sont exposées de nombreuses peintures sur la vie de Mâ. Demandez aux gardiens de vous ouvrir cette salle.

- on peut aussi aller méditer sous le Panchavati (les cinq arbres)  au fond du jardin du musée, là où il y a les ronds de ciment. On a planté ce groupe de cinq arbres traditionnellement pour que justement on puisse méditer dessous.

- Vers le musée, il y a petit ghat sur la branche du Gange qui passe par là. Cela peut être à bon endroit pour méditer, mais n'oubliez pas votre anti-moustiques,  car on peut se faire piquer, surtout au crépuscule. De manière générale, il faut se protéger contre les moustiques le soir.

2) Le silence

On doit observer le silence pendant un quart d'heure de huit heures quarante-cinq à neuf heures du soir. Ma insistait rarement sur un point particulier mais à propos de ce silence, elle a le faisait. Cela permet aux fidèles de Ma de se retrouver en même temps en méditation où qu'ils soient ; de manière générale, les hôtes doivent s'abstenir de longues conversations dans les parties communes, car cela dérange ceux qui  sont dans les chambres. On doit être particulièrement silencieux avant le petit déjeuner et après le dîner.


3) Communication

- On peut recevoir des  téléphone et des fax au Centre ( le 00 91 1334  216345), mais on ne peut pas appeler.  Pour cela, vous avez des boutiques de téléphone (appelé STD/ISD pour Special Dial Trunk en direction de la province, et International Special Dial en direction de l'étranger) en face du temple de Daksha, 200 m après l'ashram. Et il y a aussi une boutique à 200 m sur la droite après avoir traversé le petit pont et en suivant la route principale qui tourne vers la gauche.

- Il y a possibilité de réserver au Centre par courriel en écrivant à Aurelie : aureliesimonet@yahoo.com
- on peut consulter l'internet chez le secrétaire de l'ashram, Pushparaj, qui habite dans la première rue à gauche après l'ashram, la troisième grille à droite, une maison neuve et blanche au fond d'une cour. Le tarif actuel (mars 2003) et de cinquante roupies de l’heure. Sinon, il y a  une boutique sur la place du marché en entrant à gauche qui s'appelle Gangotri System. Après la place du marché sur la route d'Hardwar, à 200m sur la gauche, il y a une boutique qui vend des vêtements et qui a aussi un ordinateur avec internet. Elle est indiquée par un panneau.
- les fax ne passent pas à chaque fois, mais quand ils passent, vous recevez comme d’habitude le message de confirmation qui vous le signale.

- les télégrammes en Inde ne sont guère fiables.

- beaucoup et des livres disponibles à la de bibliothèque sont épuisés en librairie. Si vous voulez faire certaines photocopies, la première boutique – celle où nous faisons reproduire les Jane Ma- est chez Gupta, entre la Poste et le marché, c'est-à-dire à 800 m du centre international en allant vers Hardwar .

-  Poste :

. Comme ailleurs en Inde, il est mieux de faire oblitérer son courrier devant soit directement au guichet à la poste. Ne pas utiliser les boîtes aux lettres.
- Les  enveloppes fermées pour la France sont à 15 roupies, les cartes postales à 9. Les aérogrammes sont à 8.50. pour l’étranger et pour l'intérieur de l'Inde, les aérogrammes sont à 2Rp 50, les petites enveloppes jaunes timbrées à 5. Les lettres ordinaires sont aussi à 5.

- on peut envoyer des mandats postaux (money orders) de Kankhal. Le système est fiable,  on vous donne un reçu au départ, et vous recevez le reçu des destinataires deux aux trois semaines plus tard. La commission de 5 %.


4) Change
- Il y a maintenant un bureau de change assez efficace  avec des bons taux de la poste à Hardwar . On peut aussi utiliser la carte bleue à la Bank of Baroda, sur la rue principale (Upper Road) de Hardwar en direction de Har ki Pairi au nord, environ 1 km après la poste sur la droite. Le processus prend une heure. Souvenez-vous que les banques indiennes cessent de recevoir les clients à partir de 13 heures 30.

5) Transports.

A-     pour venir au centre.

a) de Delhi

+ par train

-         à partir de l’aéroport , les taxis « prépaid » (guichet à la sortie à droite, pas à l’intérieur où il s’agit de compagnies privées beaucoup plus chères) pour le centre de Delhi sont environ à 200 roupies. Si l'on doit loger, il y a l’Ashok Yatri Niwas sur Ashoka Marg à 10 mn de Connaught Place. Il s'agit d’un grand hôtel gouvernemental où il y a toujours de la place. Les chambres sont à 1400 roupies par nuit. Moins cher et plus proche de la gare de New Delhi qui mène à Hardwar,  il y a le quartier de Main Bazar – Pahar Ganj qui est un marché assez populaire et animé. Il y a de nombreux hôtels bon marché les uns à côté des autres, dans les premiers à cinq mn à pied de la gare on trouve par exemple le Royal Guest House, avec des chambres à 300 ou 400 Rps - pour acheter les billets de train, il y a un bureau pour touristes au premier étage de la gare de New Delhi, ce qui facilite les réservations rapides. Si vous voulez payer en roupies, munissez-vous d'un certificat de change. Sinon, il vous faut payer en dollars. Méfiez-vous des rabatteurs  qui veulent vous emmener dans d'autres bureaux en prétendant que le bureau principal et fermé.

- les trains les plus pratique et les plus rapides  pour Hardwar sont les Shatabdis :

. le Jan-Shatabdi (n°2055)( Shatabdi populaire) qui part tous les jours sauf le dimanche à 15 heures trente et arrive à dix-neuf heures trente à Hardwar.  Les place en secondes ordinaires sont d'environ 132 roupies et 385 pour l’AC, et on sert un thé dans le train. Pour les seniors (au-delà de 60 pour les femmes et de 65 pour les hommes), on a droit à 25% de réduction sur présentation du simple passeport.

- le Shatabdi du matin ( de n°2017)  part  tous les jours de New Delhi Railway Station, sur le dernier quai, n° 13. Attention, Shatabdi signifiant Express, il y en a deux qui partent du même quai à peu près la même heure en directions opposées : le premier en descendant les escaliers est en général celui qui va vers Amritsar (Swarn Shatabdi) il faut le remonter pour trouver le Dehra-Dun Shatabdi qui part vers Hardwar.  Il coûte 480 roupies en seconde classeAir Conditionné (il n'y a pas d'ordinaires) et 980 Rps en Excecutive Class. Un petit déjeuner assez substantiel est servi, et on donne même le journal… Il arrive à onze heures vingt à Hardwar . Si vous n'avez pas eu le temps de réserver vos places, vous pouvez encore les prendre en arrivant suffisamment à l'avance  au guichet des Shatabdi au guichet des « current reservation » qui se trouve après le dernier quai n° 12 ; il ouvre vers 6h15 vers l'autre entrée de la gare qui s’appelle Ajmeri Gate. Il y en général des places disponibles, au pire vous pouvez prendre une première environ. Mais il y a aussi un truc si vous n'avez pas le temps de prendre des billets au guichet, prenez directement un billet de quai et vous allez voir le contrôleur sur le quai, et à ce moment-là il peut vous donner une place au prix régulier sans surcharge.
- le soir à 22 heures 15 de la gare du nord du Delhi (Old Delhi Railway Station), le Mussoorie Express (n°4041) arrive Hardwar  vers 6 heures du matin. Les secondes classes ordinaires sont à 151 roupies, et les secondes AC vers 500 roupies.

+ par bus : il y a des bus qui partent toutes les demi-heures de l'’ISBT (Interstate Bus Terminal), il y a aussi des bus  plus directs, qui coûtent environ 150 Rps, mais méfiez-vous des arnaques.

+ par taxi : le stand des taxis qui vont vers l’Uttaranchal, la région d'Hardwar, se trouve de l'autre côté de New Delhi Raiway Station, dans un lieu appelé Ajmeri Gate. le prix varie entre 1500 et de 2000 roupies selon la saison, mais méfiez-vous des chauffeurs qui prétendent qu'ils n'auront pas de client pour le retour et qui veulent vous faire payer double... De manière générale, il faut éviter de voyager par la route de nuit, et il faut savoir aussi que les risques d'accidents sont plus élevés par route que par train.



b) de Bénarès

Il y a deux trains :
-Le Janta Express (4266 down) qui part de Bénarès (Varanasi) vers 7h30 heures et mets vingt-quatre heures. Il n'y a pas d'air conditionné. Il a l’avantage de partir de Bénarès même, et est donc d'habitude à l’heure, au moins au départ !
-  Le Howra Express arrive de Calcutta, il y a donc toutes les chances d'être plus ou moins en retard. Il part vers 10h15 heures, et arrive le lendemain matin vers 5h30 heures ou plus tard à Hardwar. Il a des voitures à air conditionné (environ 1000 roupies), en plus des secondes classes ordinaires 305 Rps.

B) pour partir de Kankhal
a) vers Delhi :

- Le Jan-shatabdi (2056 Up) part à 6 heures 23 d'Hardwar et arrive à 11 heures 05 à New-Delhi, pour 132 roupies. Il circule  tous les jours sauf le dimanche.

- L’Ujjain Express part à 7 heures35 du matin et arrive à 12h50 à New-Delhi.

- le Shatabdi de l'après-midi part à 18 heures 10 et arrive à 22 heures 40 à Delhi. On y sert le dîner. Le billet  coûte 480 roupies en seconde classe air conditionné, il n’y a pas de seconde classe ordinaire.

- Pour les bus de luxe, les départs des bus gouvernementaux, les meilleures, sont à partir du bus stand à six heures,  huit heures trente, et dix heures pour 150 roupies environ. Les bus mettent environ cinq ou six heures, des fois plus pour les bus ordinaires. Ceux-ci partent toutes les demi-heures pour Delhi.

- pour ceux qui veulent aller directement à l’aéroport en taxi, il faut compter environ entre 1500 et 2000 roupies pour les voitures ordinaires (Ambassador), le prix peut varier selon les saisons. On met cinq ou six heures, selon la circulation qu'il y a d’après l'heure à laquelle on doit traverser Delhi. En effet, l'aéroport est au sud-ouest alors qu'on arrive par le nord. Il y a un chauffeur de taxi, Tapan, qui habite dans la ruelle juste en face du bureau de l'ashram. Il gare d'ailleurs souvent son taxi juste en face de celui-ci. Sinon, dans le village aussi, il y a Tony qu’on peut contacter au 01334 241432 de préférence tôt le matin ou tard le soir, quand il n'est pas en course. On peut aussi se renseigner auprès du docteur Ghosh qui est présent le matin vers 9 disent un l'après-midi vers 45 heures ou de Pushparaj  au bureau de l'ashram au 24 65 75 ou chez lui au 24 41 69 ou par courriel : ishu1145@yahoo.com  (le courriel au nom d’Aurélie Simonet donné précédemment ne fonctionne plus. Celle-ci est toujours à l’ashram mais n’utilise plus l’internet). Ils peuvent aussi prendre en charge des gens, par exemple comme les dames seules, qui arrivent à l’aéroport de Delhi, et les ramener jusqu’à Hardwar.

 b) vers Bénarès :
- Le Janta Express (n°4266 Dn) part d'Hardwar à 20 heures 35 et arrive à Bénarès vers 18h le lendemain.
-  le Howra Express (n°3010 Dn) part vers 22 h 15 et arrive à Bénarès vers 17 heures le lendemain.
c) vers Rishikesh :

Et il y a des bus qui partent du bus stand (à peu près en face de la gare)  environ toutes les vingt minutes. Rishikesh est à 35 km, le voyage prend environ trois-quarts d'heure. Quand vous rentrez dans la ville, le bus  commence à tourner vers la gauche pour aller au bus stand de  Rishikesh. Vous pouvez descendre à ce moment-là, d'autres gens le font, et vous prenez des tempos (rickshaw collectifs) qui vous mènent pour 5 Rps au quartier des ashrams, près de l'ashram de Shivânanda.
- un taxi pour Rishikesh coûte 350 Rps, si vous voulez le garder pour la journée il faut compter environ 600 ou 700 roupies. D’avril à juillet, les prix sont plus élevés à cause des vacances indiennes et de la saison des pèlerinages.

d) vers Dehra-Dun :

On peut visiter  l'ashram de Kishenpur,  en remontant Rajpur Road  sur 6 km au nord de la Tour de l'horloge (Clocktower). C’est là que se trouve la chambre ou Mâ a quitté son corps le 27 août 1982. Si on est là-bas, on peut aussi visiter 1 km plus haut sur cette même Rajpur Road, le grand temple tibétain du Sakyapa avec ses belles peintures traditionnelles.

Dehra-Dun est à 50 km d'Hardwar, il faut une ou deux heures par bus ou une heure par le Shatabdi qui part à 11 heures 25 d'Hardwar. Un taxi pour la journée

 Revient à 800 Rps en basse saison..

Une fois à Dehra-Dun, Mussoorie est à une heure. C'est une station estivale qui s'étale entre 1500 et 2000 m d'altitude et qui est pourvue de nombreux hôtels. Les cars qui y mènent partent de juste en face de la gare de Dehra-Dun.


6) nourriture - 25 roupies pour le petit déjeuner. - 35 roupies pour chaque repas, déjeuner ou dîner.
- 5 Rps par thé.
Prenez soin de dire à l'avance à Govindaji, le cuisinier, quels sont les repas que vous prendrez le lendemain.


7) nettoyage des vêtements
Il y a une blanchisserie qui paraît être une habitation ordinaire à 300 m du Centre en allant vers le village juste avant l'entrée du temple de Daksha, sur la droite. Compter cinq roupies par vêtement, un peu plus pour les chandails ou pantalons occidentaux, entre une ou deux journées pour rendre les vêtements propres.

8) durée de séjour et donation :
- La durée de séjour est officiellement limitée à dix jours, mais il y a moyen de sortir et de revenir après pour ceux qui voudraient rester plus longtemps.

- les donations pour les chambres sont libres, l'organisation du Centre internationale est indépendante financièrement de l'ashram de Mâ. Ceci dit, comme nous l’avons mentionné, ce sont des disciples de Mâ connus et respectés qui sont membres du conseil d'administration. Pour votre information, dans les hôtels de Kankhal ou proches de Kankhal, les prix oscillent entre 400 et 800 Rps pour une chambre ordinaire, l'hôtel gouvernemental (Tourist bungalow) louant les chambres à air conditionné à 1200 roupies.

- toutes les donations pour les chambres doivent donner lieu à l'émission d'un reçu. Le Dr Ghosh gère lui-même tout ce qui concerne la nourriture.

- par respect pour le personnel,  essayez de laisser votre chambre à peu près propre en partant.

9) bibliothèque :
- le fonds de bibliothèque anglaise, environ 800 livres, a été prêté à long terme par Râm Alexander. Jacques Vigne a fourni 400 livres en anglais, et l’essentiel de la bibliothèque française. Les livres doivent être  lus au Centre, dans la salle de bibliothèque ou dans les chambres, par les résidents eux-mêmes. Ils ne doivent pas sortir du Centre. Faites attention à remettre les livres à leur place logique, n'hésitez pas à reclasser un livre que vous voyez à l'évidence être déclassé,  il y a des étiquettes qui vous indiquent les grandes catégories.

-  Jacques Vigne n'a pas d'objection à ce que vous fassiez des photocopies de ses écrits sous forme de polycopiés. Le photocopieur, Mr Gupta, est entre la poste et le marché sur la droite.

- ceux qui veulent s'inscrire au journal trimestriel de Mâ en français, le Jay Ma, peuvent le faire auprès de Jacques Vigne quand il est là, ou sinon auprès d'Aurélie Simonet, qui est présente le soir après la poujâ au satsang de Vijayananda en face du sâmadhi ou au bureau de l'ashram.

Chaque numéro est 2 €, y compris l’envoi en France. Pour simplifier l'administration, nous renouvelons tous les abonnements en même temps, la prochaine date de renouvellement général sera en janvier 2005.

- l'abonnement pour le journal anglais de Mâ, Amrita Varta, se fait auprès du Managing Editor,  Shrî Mâ Anandamayî ashram, Bhaidani, 221005 Varanasi pour 400 roupies .

- un journal quotidien en anglais est disponible au bureau de l'ashram, et sinon au marché, au début de la route d'Hardwar sur la droite, mais seulement entre 9 heures et 11 heures 30 environ.

10) pour la nuit :
- les portes du Centre ferment à 10h.
- et il y a assez souvent des coupures d'électricité. Il est prudent de garder une torche ou une bougie et des allumettes à portée de main...

11) pour l'hiver :
- et il y a de l'eau chaude dans chaque salle de bains.
- on peut demander des petits chauffages électriques au docteur Ghosh.

12) pour découvrir les environs :
- l’attraction religieuse principale de Kankhal est le temple de Daksha, 200 m après le bureau de l'ashram sur la droite. Daksha était le beau-père de Shiva, et comme il n'a pas voulu l'inviter au sacrifice qu'il faisait pour les autres princes, sa fille Sati, l'épouse de Shiva, s’est jetée dans les flammes. On parle de Kankhal  dans les textes sacrés médiévaux, les Pouranas, mais le bâtiment du temple lui-même est récent, il date seulement de quelques dizaines d'années. Ne manquez pas de visiter sur la droite du temple principal le sanctuaire des dix Mahavidya , les "grandes Connaissances", qui sont des formes hautement symboliques de la déesse honorées dans le tantrisme.
- du temple de Daksha, on peut suivre les bords du Gange sur les ghats et de découvrir de jolis bâtiments du XVIIIe au XIXe siècle qui font le charme du vieux Kankhal. On passe par le ghat des morts, et sur la droite il y a un petit pont qui mène sur une île entre les bras du Gange où on peut aller se promener, bien que cet endroit isolé ne soit pas conseillé pour les femmes seules.

- la Koumbha-Méla d'Hardwar a lieu tous les douze ans, il y a une demi Koumbha-Méla après six ans, cette dernière surviendra par exemple de février à avril 2004. Bien que l'emplacement d'Hardwar soit utilisé pour la Koumbha-Méla depuis environ un millénaire, la ville de pèlerinage ne s'est développée que depuis le début du XXe siècle. Il y a dans une rue d’Hardwar parallèle au Gange de nombreuses boutiques pour pèlerins qu'on appelle Bara Bazar (le grand marché), c’est un endroit haut en couleurs.

-  L'âratî sur les bords du Gange au nord d’Hardwar, dans un lieu appelé Har ki Pêri ( le pied de Shiva) et pittoresque. Elle se passe au crépuscule, on met bien une demi-heure à y arriver depuis l'ashram, mieux vaut y aller un peu en avance, souvent les gens la manquent car ils arrivent en retard.

- Rishikesh est l'endroit où le Gange sort de  l'Himalaya, les occidentaux y viennent aussi pour le hatha-yoga. On peut facilement visiter l'ashram de Shivânanda, mais il faut écrire d'avance si on veut y loger. Si l'on cherche un endroit bon marché pour loger et où il y a toujours de la place, il y a Véd Niketan, de l'autre côté du pont de Shivânanda (Shivananda Jhula) au bout de la rue de marché qui part vers la droit, en face du Gange. Que soit au Shivânanda Jhula ou au Laxman Jula deux kilomètres en amont, on trouvera un bon nombre de boutiques de souvenirs bien achalandées.

- à 18 km au nord de Rishikesh sur la route de Déoprayag se trouve Vashishta guha, la grotte de Vashishta. Les chauffeurs de taxi reliés à l'ashram connaissent l’endroit, ils vous y emmènent pour la journée pour 700 ou 800 roupies. C’est là qu’a habité pendant trente ans un sage du nom de Purushottamananda . Il était un petit-fils spirituel de Ramakrishna. La méditation dans cette grotte est en général une expérience forte, on peut également se recueillir, prendre un bain ou pique-niquer en face de la grotte du sur les bords du Gange, dans un cadre magnifique.