lexique sanskrit (27 juin 2006)
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âbhâsa |
m. aspect, apparence | illusion, apparence trompeuse | phil. sophisme. âbhâsa-samvit :
Connaissance réfléchie âbhâsa-sat : Etre
réfléchi « Le bhûman seul existe. Il
est infini. De son sein s’élance
cette conscience limitée qui s’associe à une upâdhi. C’est l’âbhâsa,
ou conscience réfléchie. Immergez
cette conscience individuelle dans la Conscience suprême. C’est ce qui vous reste à faire. » R. Maharshi, no 68 |
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âbhâsa-vâda |
m. phil. [shâkta] théorie ontologique de la réalité physique comme aspect ou illusion de la Réalité absolue. |
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abheda |
m. absence de distinction, identité | phil. monisme. (opp. dualisme [bheda]) (voir advaïta) |
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abhidharma |
m. phil. métaphysique (en particulier dans le bouddhisme) |
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abhimâna |
m. orgueil; égoïsme; préjugé / haute opinion de soi |
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abhyâsa |
m. répétition, récitation; exercice, étude | usage, pratique, habitude / pratique sans connaissance. « … abhyâsa désigne la pratique sans connaissance ; dhyâna
la pratique avec connaissance.» R. Maharshi, no
129 « L’abhyâsa [la pratique] consiste à se retirer dans le Soi chaque fois qu’une pensée vient déranger votre tranquillité. Il ne s’agit pas de concentration ou de destruction du mental, mais d’un retrait dans le Soi.» R. Maharshi, no 485 |
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achala-chitta |
le mental sans mouvement (syn. shuddha-manas : mental pur) |
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âchâra |
m. comportement, conduite, pratique; démarche | coutume, règle, rite; usage, tradition | phil. conduite comme critère de jugement moral. |
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adhibhûta |
n. phil. substrat spirituel des éléments matériels; Esprit sacré imprégnant la Nature. |
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adhidaïvika |
a.m.n. phil. spirituel; surnaturel. |
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adhishthâna adhiSThAna |
siège, place, domaine, lieu; base,
fondement | (au fig.) personne qui soutient / substrat (Sivananda, no 268) « Le
substrat (adhisthâna) du mental est Brahman ; de Brahman
il tient sa lumière et son pouvoir » Sivananda, no 268 |
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adhyâropa |
surimposition (R. Maharshi) |
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advaïta |
phil.
non-dualité; doctrine phil. prêchée par Shankara. (voir abheda) advaïta-sthiti : état d’Unité absolue (Mâ) « Il y a trois méthodes d’approche en Advaîta-vâda :
1) ajâta-vâda … 2) drishti-srishti-vâda … 3)
srishti-drishti-vâda … » R.
Maharshi, no 383 « Pour ceux qui avancent selon la méthode de l’advaïta,
la réalisation du Soi unique devra passer par viveka et vairâgya.
» Mâ Ananda Moyî, p. 143 «
Advaita et dvaita sont des termes relatifs. Ils sont établis
sur la conception de la dualité. Le Soi est comme Il est. Il n’y a ni
advaita, ni dvaita. Je suis ce JE SUIS. Le simple fait d’être est le Soi.» R. Maharshi, no 433 |
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âgamin /
âgâmika âgâmi-karman |
résultat des
actions de la vie présente qui portera ses fruits dans les vies futures. R.
Maharshi (voir karma) |
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aham |
je, moi, ego « Il est peu d’hommes qui puissent atteindre le samâdhi
et se débarrasser de l’aham, de leur ego, qui les abandonne si
difficilement.» Râmakrishna, no 159 «
… dans la phase de transition, le Soi se déploie sous la forme d’aham
(Je) sans idam (ceci) ; à l’état de veille il se manifeste sous la
forme d’aham et d’idam. L’expérience individuelle ne peut
s’effectuer qu’à travers l’aham.
Le chercheur doit donc aspirer à la Réalisation par cette voie
(c’est-à-dire par le moyen du ‘Je’ de la transition). » R.
Maharshi, no 314 |
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aham brahmâsmi |
« Je suis
l’Absolu », « Je suis l’Être », c’est-à-dire « Je suis Étant » (part. présent) brahmavid brahmeva bhavati : qui
connaît l'Être devient l'Être lui-même. |
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ahamkâra ahaMkAra |
m. le moi, la
personnalité, le sentiment d'individualité / égoïsme, amour-propre, orgueil;
[vedânta] son siège est le cœur, où il
renferme chitta, c'est un constituant de l'instrument interne (antah-karana).
(voir asmitâ) « Aussi longtemps que l’ahamkâra existe, il y a à
la fois le karma et le kârta – qui sont identiques à la cause
et à l’effet. » Râmakrishna, no 144 « Ahamkâra ou sens de l’ego est mû par jîva.» Sivananda, no 48 |
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ahamkârî |
« être incarné » R.
Maharshi, no 467 « Tout être incarné (ahamkârî) est lié par le niyama
(la loi) que même Brahmâ ne peut transgresser. » R.
Maharshi, no 467 |
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aham-sphurana |
lumière du
‘Je’-‘Je’ «
Et lorsque l’aham ne représente que le Soi, on le nomme aham-sphurana.
C’est l’état naturel des jñânî ; ... l’aham-sphurana (la lumière du
‘Je’-‘Je’) est continue, ininterrompue. Quand toutes les pensées se sont
dissipées, la Lumière resplendit. » R. Maharshi, no 307 «
L’Etre suprême est non manifesté et le premier signe de la manifestation est
l’aham-sphurana (la lumière du ‘Je’) » R. Maharshi, no 518 |
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aham-vritti aham-vRitti |
la pensée ‘je’ «
Le ‘Je’ n’est pas connu dans le sommeil. Ce n’est qu’au réveil qu’il est
perçu, associé avec le corps, le monde et le non-Soi en général. Ce « je
associé » est appelé aham vritti. ... L’aham-vritti (la pensées ‘je’) est discontinue. ... » R. Maharshi, no 307 |
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ahimsâ ahiMsA |
f. non-violence,
respect de la vie; non-résistance au mal par la violence; absence de
mauvaises intentions ou de préjudice | phil. la bienveillance (en actes,
paroles et pensées), une des vertus [yama]
du yoga. « L’ahimsâ (la non-violence) est l’une des
premières règles de discipline des yogis.» R. Maharshi, no 22 |
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aja |
ajâ non né | qui existe de toute éternité —m. temps | myth. np. d'Aja «Éternel» | myth. épith. de
Shiva, Vishnou ou Brahmâ. |
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ajapa |
[a-japa] a. m. n.
qui ne prie pas | non prononcé — f. ajapâ
phil. le mantra hamsa
ajapa japa, le mantra qui se répète spontanément, et qu’on
entend se fondre dans le son du silence. «
Si vous n’êtes pas conscient de l’ajapa (le son inarticulé) qui vibre
éternellement, il vous faut pratiquer le japa qui nécessite un effort.
Cet effort est nécessaire pour écarter d’autres pensées. Le japa
devient alors mental et intérieur. Finalement sa nature éternelle, l’ajapa,
sera réalisée.» R. Maharshi, no 312 |
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ajarâmara |
a. m. n. litt.
sans vieillesse ni mort, c-à-d. : sans âge et immortel. |
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ajâta |
a.m.n. non-né. |
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ajâta-vâda |
l’une des 3
doctrines de l’Advaïta (voir drishti-srishti-vâda et srishti-drishti-vâda) «
L'ajâta-vâda est caractérisé par : « Il n'y a ni extinction, ni
création ; il n'est personne qui soit asservi ni sâdhaka ; il n'est
personne qui aspire à la Libération, personne qui soit libéré. Telle
est la vérité suprême. » (Mândûkya-kârikâ, II, 32).
Selon cette doctrine, il n'y a que l'Un et cela n'admet aucune discussion. » R. Maharshi, no 383 |
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âjñâ-chakra |
n. phil. 6e
chakra du yoga
tantr., situé entre les deux sourcils [bhrûmadhya];
il est représenté par un lotus blanc de 2 pétales; un triangle blanc y
symbolise l'esprit, et porte le bîja-mantra
‘om’; ce chakra
contrôle le mental; il est le centre psychique de l'Autorité de la Vérité. (Mâ Ananda
Moyî : dvidala-chakra : ‘… à deux pétales’) « Quand l’adorateur dépasse le centre vital situé entre
les sourcils, son pouvoir mental se fond dans le supra-mental. Son ego se dissout en mahâbhâva et
il trouve son refuge éternel en son svarûpa. » Mâ Ananda Moyî, p. 345-346 |
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akarman (akarma) |
n. inactivité,
inaction. « Quoi qu’on fasse, une fois que l’ego s’est évanoui,
c’est l’akarma. » R. Maharshi, no 375 |
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akartr akartR |
m. non créateur, non auteur / non-agissant. « … Dieu est immuable, Il est le non-agissant (akarta)
puisqu’il n’agit pas. » Mâ
Ananda Moyî, p. 159 |
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âkâsha |
n. [«visibilité»]
espace, air, ciel | phil. l'Espace ou Éther, l'une des 9 substances [dravya] du vaïsheshika,
l'un des 5 éléments [bhûta] du sânkhya; son pañcabhûtasthala
est Cidambara-Natarâja |
phil. l'Impulsion primordiale (proprement l'éveil de la manifestation) |
math. zéro. bhûtâkâsha : éther physique (espace) mano’kâsha : éther subtil (mental) chit-âkâsha ou chidâkâsha: éther de la
Conscience ou transcendantal âkâsha-tattva : principe éther (mental) « Le mental est substance omnipénétrante (âkâsha),
le transfert de pensée est donc possible.» (Sivananda, p. 106) « Votre oubli implique la connaissance, puisque vous savez
que vous oubliez. Autrement, comment
pourriez-vous parler d’oubli ? En conséquence, l’oubli n’est lui aussi que chit-âkâsha
(éther de la Conscience). » R. Maharshi, no 589 |
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amara |
a.m.n.f. amarâ immortel — m. dieu. |
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amrita amRta |
a. m. n. immortel
— n. myth. nectar, ambroisie, source d'immortalité des dieux; breuvage obtenu
par barattage de la mer de lait [ksîrodamathana],
il fut distribué aux dieux par Mohinî | aumône
volontaire, moyen de subsistance convenable pour un brâhmane [satkarman] || gr. αμβροσια;
fr. ambroisie. « Il est d’abord para (au-delà), dans la mesure où
il est l’avyâkrita (le non-manifesté), l’Energie causale qui
transcende l’Univers, et ensuite amrita (immortel), parce qu’il dure
jusqu’à ce que le Soi soit réalisé. »
R. Maharshi, no 513 |
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amritatva amRtatva |
n. immortalité. |
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anâhata-chakra |
n. phil. 4e
chakra du yoga
tantr., situé au niveau du cœur; il est représenté par un lotus de 12 pétales
d'or; deux triangles entrelacés y symbolisent l'élément air, et portent le bîja-mantra ‘yam’;
ce chakra contrôle le sens du toucher; il
est le Sacré Cœur, centre psychique de l'Amour Divin. «
L’anâhata est le chakra situé derrière le cœur physique. Il
n’est pas la samvit. » R. Maharshi, no 424 |
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ânanda |
a. m. n. heureux,
joyeux — m. joie, félicité; béatitude, joie extatique | phil. [vedânta] Joie Divine. « Pour trouver ânanda au cours d’une méditation,
il faut s’absorber profondément dans le Seigneur ; …» Râmakrishna, no 898 |
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ânandamaya-kosha |
m. phil. [vedânta] l'enveloppe spirituelle ou extatique, formant
le corps causal ou originel [kârana-sharîra].
« Si
cette félicité est passagèere, c’est-à-dire qu’elle s’élève et s’évanouit, il
ne s’agit que de l’enveloppe de
félicité (ânandamaya-kosha) et non du pur Soi. » R. Maharshi, no 624 |
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Ânandamayî, Mâ Ânanda Moyî, Mâ |
ânanda-mayî : imprégnée de Félicité, ‘saturée de
joie’, un des noms de la Mère divine et np de la mystique bengalie Mâ
Ânandamayî, née Nirmalâ Sundarî Devî (1896-1982). |
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ânandânugata |
a. m. n. phil. en
état de grâce. |
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ananta |
a. m. n. infini,
illimité; éternel — n. éternité. « On dit que l’omniprésence est l’état de veille ; le
tout-rayonnant, l’état de rêve ; la perfection (l’ananta), l’état de
sommeil profond. » R. Maharshi, no 332. |
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anâtman |
m. qui n'est pas
soi; un autre | bd. inexistence du Soi; déni de l'Âme — a. m. n. non
spirituel, matériel | dépourvu de conscience; dénué de compréhension. |
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anirvacanîya-khyâti |
f. phil. [vedânta] théorie de la perception de
l'inexpliquable (seul le substrat [brahman]
étant réel). |
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anityatva |
n. impermanence; indécision, incertitude. |
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annamaya-kosha |
m. phil. [vedânta] l'enveloppe matérielle, formant avec prânamaya-kosha le corps grossier [sthûla-sharîra]. « Tant que l’esprit reste attaché à la conscience du
monde extérieur, il voit des objets matériels et réside dans le fourreau
physique de l’âme (annamaya-kosha).» Râmakrishna, no
1343 «
Le corps (annamaya-kosha) et ses fonctions ne sont pas le ‘Je’.» R.
Maharshi, no 25 |
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antah-karana antaH-karaNa |
phil. [sâmkhya] « l'instrument interne », constitué des
3 sens psychiques ou fonctions intellectuelles : le Mental (manas),
l'intellect (buddhi), et le moi (ahamkâra) «
Les organes internes sont classés au nombre de cinq : 1) connaissance – jñâna ; 2) mental – manas ; 3) intellect – buddhi
; 4) mémoire – chitta ; 5) ego – ahamkâra.» R.
Maharshi, no 392 «
« Antahkarana » est un terme employé par les védântistes et qui
comprend le mental, l’intellect (buddhi), le contenu du mental (chitta)
et le sentiment de l’ego (ahamkâra). Le tout représente les aspects
fonctionnels du mental. »
Sivananda, no 65 « L’ego est donc le produit d’une seconde obscurité (avidyâ).
Vient ensuite le mental lourd, tamasique, qui se manifeste sous la forme d’antah-karana
(organes internes) et qui permet d’apercevoir le monde. » R.
Maharshi, no 323 |
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antarâtman |
n. phil. l'âme;
le cœur. |
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antarmukhi |
tourné vers
l’intérieur (R.
Maharshi, no 513) «
… le mental tourné vers l’intérieur (antarmukhi-manas) est la nivritti.
» R. Maharshi, no
274 |
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aparoksha aparokSa |
a. m. n. proche, direct, manifeste, perceptible; présent, actuel | phil. dont on a l'expérience directe. (opp. paroksha) nitya-aparoksha : toujours réalisé. (R. Maharshi, no 57a.) « on dit que la connaissance par ouï-dire (paroksha)
n’est pas stable, mais que celle née de sa propre Réalisation (aparoksha)
est stable.» (R. Maharshi, p. 62) « Or, le Soi est nitya-aparoksha, c’est-à-dire
toujours réalisé, consciemment ou inconsciemment. » R. Maharshi, no 57a. |
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apaurusheya
apauruSeya |
a.m.n. de nature non humaine, non créé par l'homme | phil. se dit du Veda, révélé par Brahmâ; cf. shruti. |
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apaurusheyatva
apauruSeyatva |
n. phil. doctrine de l'absence
d'auteur humain du Veda. |
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âpta |
phil. [nyâya] voyant, personne douée de perception
directe et qui transmet un enseignement. |
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âpta-kâma |
qui a satisfait
ses désirs, satisfait | phil. qui connaît l'identité du brahman
et de l'âtman. |
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apunarbhava |
m. phil. non renaissance; libération.
(voir punarbhava) |
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arpita-mano-buddhi |
f. phil. esprit
et raison soumis (à Dieu). |
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arthakriyâ-kâritva |
phil. (essence de
ce qui cause une action efficace) efficacité causale. |
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ârya-mârga |
bd. «Noble
Chemin» menant à la cessation de la souffrance selon l'enseignement du Bouddha; cf. ashtânga-mârga. |
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asakti |
f. détachement |
phil. détachement du monde et des passions. |
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asambhûti |
f. phil. le
Non-manifesté (se dit à propos de la Conscience pure, brahman, la cause
subtratum.) |
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asamshakti asaMshakti |
phil. [YV.]
l'indifférence aux pouvoirs surnaturels, 5e niveau de connaissance
[jñâna-bhûmikâ]. |
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âsana |
n. siège; poste,
situation | posture, manière d'être assis | phil. posture rituelle de yoga; cf. kukkutâsana,
gomukhâsana, dhanurâsana,
padmâsana, pashcimâtânâsana,
bhadrâsana, mayûrâsana,
râjalîlâsana, lalitâsana,
vîrâsana, shavâsana,
sarvâgâsana, simhâsana,
svastikâsana | phil. le contrôle de son
corps, 3e étape du râja-yoga;
cf. ashtânga-yoga. «
Le véritable âsana, c’est de
reposer sur le Soi. » R. Maharshi |
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asat |
m. n. mauvais,
injuste, méchant; faux, inexistant — n. néant; mal, mensonge | phil. le
Néant; l'irréel / non-étant. « Quand vous voyez les objets comme étant multiples ils
sont asat, c’est-à-dire irréels. Mais quand vous les voyez comme étant
le brahman, alors ils sont réels, parce qu’ils détiennent leur réalité
de leur substrat, le brahman. » R.
Maharshi, no 310 « L’asat, dans notre cas, est le ‘je’ contaminé de
l’état de veille. » R. Maharshi, no 314 |
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âshrama |
m. n. retraite,
asile, refuge | ermitage | stade de la vie brahmanique; cf. caturâshrama. |
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ashtânga-mârga aSTANga-mArga |
m. bd.
"chemin en 8 étapes" menant à l'abolition de la souffrance, selon
l'enseignement de Bouddha: la compréhension droite [samyag-dristi],
l'intention droite [samyak-sankalpa], la parole droite [samyag-vâc], la conduite droite [samyak-karmânta], le mode de vie approprié [samyag-âjîva], l'effort correct [samyag-vyâyâma], l'attention juste [samyak-smriti],
et la méditation correcte [samyak-samâdhi];
cf. ârya-mârga. |
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ashtânga-yoga aSTANga-yoga |
m. phil. les 8
pratiques ou étapes du râja-yoga: le contrôle de soi [yama], la
discipline morale [niyama], le contrôle de son corps [âsana],
la discipline du souffle [prânâyâma], la rétraction des sens [pratyâhâra],
la fixation de la pensée [dhâranâ], la méditation [dhyâna] (ou
qqf. tarka ou vîkshana) et la communion spirituelle [samâdhi] |
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ashta-siddhi aSTa-siddhi |
f. phil. [yoga] les 8 pouvoirs surnaturels d'un siddha ou de Shiva: animâ le pouvoir de rapetisser, mahimâ le pouvoir de grandir, laghimâ le pouvoir de se rendre léger, kâmâvasâyitâ le pouvoir d'éteindre ses passions, prâkâmya la toute-puissance, vashitva
la volonté irrésistible, prâpti la
supraperception, et îshitva la suprématie
divine. |
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ashuddha-sattva |
l’être impur (R.
Maharshi) (voir mishra-sattva et shuddha-sattva) « L’être impur est celui qui est complètement dominé par rajas
et tamas.» R. Maharshi, no 73 |
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asmriti asmRti |
f. impossibilité
de se souvenir; oubli. |
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asmitâ |
f. sentiment du
moi; égoïsme. (voir ahamkâra) |
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âstika |
âstikî [«qui croit en l'existence
(de Dieu)»] croyant, pieux | phil. qui reconnaît l'autorité du Veda; opp. nâstika |
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asurya |
a.m.n. immatériel; divin | relatif
aux asurâs — n. phil. spiritualité;
nature divine. |
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âtivâhika-sharîra |
le corps subtil
qui survit au corps physique et qui transporte l’individu dans d’autres
mondes. (R. Maharshi) (syn. : sûkshma-sharîra) « Q. : La recherche du Soi semble conduire à l’âtivâhikam,
au puryashtaka ou au jîvâtmâ. Est-ce exact ? R. : Oui.» R. Maharshi, no
631 |
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atiyoga-yâna |
bd. discipline du yoga suprême, dernière étape du vajrayâna; elle correspond au dzogchen
de l'ordre tibétain Nyingma. |
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âtmahan |
assassin du Soi,
déicide. « En fait, chacun de nous est un « assassin du Soi » (âtmahan)
à chaque moment de sa vie. » R. Maharshi, no 17 |
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âtmajña |
a. m. n. qui se
connaît soi-même | phil. [vedânta] qui
connaît l'Esprit. |
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âtman âtma |
Ame universelle,
« le Soi », essence immuable de l'être, forme microcosmique du brahman. atma ekam : l’Âme unique «Ainsi Dieu est en fait l’Atman suprême.» Mâ Ananda Moyî, p. 166 «
L’homme est composé d’âme (Atman), d’esprit et de matière. L’Atman
prend deux aspects : l’immuable et le changeant; ce dernier s’appelle
l’univers et le premier s’appelle Dieu.» Sivananda, no 45 |
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âtma-lâbha |
« l’atteinte du
Soi » (R. Maharshi, no 57a.) |
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âtma-prasâda |
m. phil. grâce
divine du soi; sérénité de l'âme. |
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âtma-samarpana Atma-samarpaNa |
n. phil. abandon
du soi, reddition du soi (à Dieu). |
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âtma-samstha Atma-saMstha |
établi dans le
Soi (R.
Maharshi) «
Qu’est-ce que ce manas (mental) ? Quand toutes les pensées sont
éliminées, celui-ci devient âtma-samstha (établi dans le Soi). » R. Maharshi, no 294 |
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âtma-vichâra |
investigation sur
le Soi ; recherche du Soi R.
Maharshi « Le yoga enseigne le chitta-vritti-nirodha
(maitrise des activités mentales). Mais moi, je recommande l’âtma-vichâra
(la recherche du Soi). C’est un chemin réalisable. » R. Maharshi,
no 485 |
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âtma-vidya |
connaissance du
Soi. |
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âtma-vishranti |
f. phil. le repos dans le Soi. |
Avalokiteshvara
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m. bd. [mahâyâna] np. du bodhisattva
Avalokiteshvara, «le Seigneur qui nous observe». |
âvarana
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voile qui cache la Réalité / obnubilation. « Si le voile (âvarana) est levé, la Vérité est
perçue.» R.
Maharshi, no 513 |
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avatâr avatâra |
m |